Editorial 2019

Bonjour à tous nos lecteurs,

La période des vœux, est souvent celle des bonnes résolutions.  Nous vous présentons nos souhaits des réussites personnelles et professionnelles et à ce titre nous attirons votre attention sur le constat suivant.

En France, le suivi des nouveaux diagnostics d’infection par le VIH semble marquer le pas, voir être en recul (chiffres publiés le 01/12 par le COREVIH PACA Est). Il faut évidemment confirmer la tendance dans les prochaines années.

Ce résultat encourageant est multifactoriel : surement le nombre de personnes traitées, ayant une charge virale <50cp (TASP), mais aussi depuis environ deux ans la multiplication des personnes utilisant une prévention médicamenteuse (PrEP). En tout cas, la recherche des contaminateurs qui s’ignorent, reste toujours un enjeu majeur. Certaines populations sont assez bien identifiées et du dépistage leur est proposé sur leurs lieux de passage: migrants d’origine sub-saharienne, HSH, travailleurs du sexe, usagers de drogues intraveineuses, personnes désocialisées souvent en refus de soins. Toujours est-il qu’environ 28 000 personnes sont ignorantes de leur statut sérologique dont une proportion notable de plus de 50 ans. C’est pour eux que le dépistage est particulièrement difficile du fait de leur hétérogénéité. Il se fait souvent tardivement à l’occasion d’une complication: bien sûr des personnes des groupes précédemment cités, mais des hétérosexuels d’origine européenne (France et Europe de l’Est), des vagabonds sexuels, des personnes qui ont pris un ou des risques et qui ne souhaitent pas s’en souvenir, des personnes en rupture de soins….. Pour ces derniers les « trigger pathology » ou pathologies pouvant être associées à une infection par le VIH, sont particulièrement importantes à connaître : Zona, herpès récidivant, hépatites, pneumonie, IST, Cancers, amaigrissement inexpliqué, tuberculose….découverte fortuite d’une lymphopénie, d’une monocytose à l’occasion d’un hémogramme. Pour ces pathologies, les généralistes, les laboratoires d’analyses médicales sont en première ligne, comme pour le diagnostic des primo-infections dont la symptomatologie polymorphe est mal conne. La réduction des contaminateurs est un enjeu important, et des formations doivent être initiées  en ce sens auprès des professionnels qui sont le plus susceptibles de les rencontrer.

Que les lectures d’info-VIH.com vous donnent tous les arguments nécessaires aux meilleures offres de prévention et de dépistage, mais aussi les fines précisions de l’évolution de la  prise en charge de l’infection, et de celle de ses diverses comorbidités.

 

christine-jacometDocteur Christine Jacomet
pierre-dellamonicaProfesseur Pierre Dellamonica

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